En mémoire de Catherine Aslanoff


    C'est avec une grande émotion que nous avons célébré, le 27 mai , les funérailles de notre amie Catherine Aslanoff, fille du théologien Vladimir Lossky. Je voudrais rendre grâces au Seigneur pour l'amitié qui nous a soudés pendant presque 50 ans. Sa vie entière a été un témoignage vivant de la foi et de service à l'Orthodoxie, en particulier dans le domaine de la catéchèse. Elle a animé auprès du père Cyrille Argenti toute une équipe de catéchètes qui a produit une série impressionnante d'ouvrages de catéchèse. Etant déjà malade, elle a trouvé la force de composer un ouvrage sur le mystère Trinitaire intitulé Vivre l'amour de la Trinité.
    Sa maladie fut longue, mais son courage fut exemplaire, et jusqu'à la fin elle trouvait la force de consoler, d'encourager, de communiquer la joie intérieure qui l'animait.
    Toute sa vie, sa maladie, sa mort elle-même furent une confession de foi et d'abandon dans les mains aimantes du Seigneur et Maître de notre vie. Son départ vers le Royaume a été pour nous tous un rappel que le Royaume de Dieu est déjà à l'intérieur de nous et que « Celui qui croit en Moi n'ira pas en jugement mais est déjà passé de la mort à la vie. »
Père Boris

 
    Voici près de vingt-cinq ans que nous étions quelques-uns, venus d'horizons juridictionnels différents,  à nous être rassemblés avec Catherine Aslanoff autour du père Cyrille Argenti pour travailler ensemble à un ouvrage collectif qui devint finalement Dieu est vivant. C'était le début d'une longue aventure qui s'est révélée féconde et qui a marqué chacun d'entre nous. Créée au sein de la Fraternité Orthodoxe, l'association "Catéchèse Orthodoxe" a été instaurée en 1979, au moment de la parution de Dieu est vivant, donnant ainsi un cadre pour continuer à publier des livres de catéchisme don Catherine a été la principale rédactrice. Parmi ceux-ci et pour mémoire, je citerai Le fêtes et la vie de Jésus, le Crédo de Nicée-Constantinople, et Vivre l'amour de la Trinité, ce dernier ayant été écrit alors qu'elle était déjà malade, comme le rappelle père Boris.
    Après la disparition de Paula Minet en 1993 et celle de père Cyrille en 1994, la maladie et la mort de Catherine est la dernière épreuve qui nous a trouvés soudés dans le malheur comme autrefois nous l'avions été lorsque nous partagions nos joies et nos enthousiasmes. Catherine Aslanoff nous laisse un exemple de foi et de courage, et aussi , si étrange que cela puisse paraître, de joie de vivre. Nous espérons que cela nous donnera la force de continuer, dans la mesure de nos moyens, l'oeuvre entreprise et que cela aidera tous ceux qui l'ont aimée, en particulier sa famille, Serge, ses enfants, ses frère et soeur, à surmonter leur douleur.
Danielle Gousseff

 



Bulletin de la Crypte N°285 - Juillet-Août 2000, p. 25
 
 
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